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#1

09/11/2018 09:05
Ruggiero
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Antebellum

Rake at the Gates of Hell
“Good guys go to heaven. Bad guys go to Pattaya.”


Dans les rues poussiéreuses et jonchées des détritus festifs de la veille, les chiens hurlent à la mort. Comme à leur habitude, ils annoncent un jour nouveau. Mais rien ne change jamais vraiment, ici. Pattaya s’éveille aux premières lueurs de l’aube pâle, maquillée de nuages gris, après une nuit sulfureuse et endiablée. Une nuit comme les autres.
Toutefois, il est une question qu’on peut légitimement se poser - Pattaya dort-elle jamais vraiment ? Défoncée à la coke et enfumée au yaa baa, stimulée en permanence par le stupre, la luxure et le vice ; Pattaya ne dort pas, non. C’est ce qui fait son charme, son attrait mais aussi son danger. Comme un âtre brûlant au milieu d’une forêt vierge, elle est sans cesse ravivée par les flammes de la tentation et le désespoir des hommes.
En réalité, elle se nourrit de ce désespoir et de cette perdition ; en les faisant siennes, elle les décuple avant de les vider de leur essence. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien, par-delà les premiers mirages, les excitantes illusions, l’interminable valse des faux-semblants. Au bout du compte et dans bien des cas, un trou noir et béant, le même qu’on retrouve dans le regard de ces filles peu vertueuses qui paradent dans les innombrables soi dédiées au divertissement adulte. Leurs voix mélodieuses pourraient rivaliser avec le chant des sirènes… si seulement leur maîtrise de l’anglais était plus évoluée.

« Hello handsummm man… Where you go ? Me luv you long time ! »

Tout comme ces menteuses de profession, Pattaya possède un sourire éclatant, des formes enjôleuses, un timbre alléchant… et une âme noire comme le charbon. Avec un appétit vorace, presque vampirique, elle dévore les cœurs et vide les portefeuilles. On peut perdre aussi bien plus à Pattaya que son argent et sa morale. Ne raconte-t-on pas que certains hommes viennent ici pour mourir ?
Combien de farangs retrouvés aplatis contre l'asphalte après s’être jetés du second étage de leur hôtel au terme d’une relation idiote avec une fille des bars ? Combien de 'sexpats' mystérieusement tombés de leur balcon à l'issue d'une énième nuit de folie ? Bienvenue au Pattaya's Flying Club. Une fois ruinés ou le cœur brisé, ces pauvres âmes sont incapables d’imaginer le retour à la réalité. Pas après s’être fait happer dans le fantasme ambiant de cet endroit unique et sans aucune mesure. Véritable rêve empoisonné, la capitale du vice réserve un destin cruel aux faibles d’esprit. Pattaya sera l’enfer des uns et le paradis des autres.

Il faut attendre le milieu de l’après-midi pour que Soi 6, l'une des principales artères dédiées aux plaisirs de la chair, ne reprenne un semblant d'activité, sous un cagnard qui rissole le crâne aussi sûrement qu’un coup de marteau sur une barrique.
Au coin de la rue, sur le pallier d’une supérette 7/11, un couple de circonstance décuve romantiquement, les bras de l’un dans ceux de l’autre, à quelques centimètres d’une flaque de vomi séché. Une série de camions estampillés « BANGKOK TRAVEL » défilent, gênés dans le trafic par les irréductibles tuk-tuk, ces chariots roulant comme des forcenés à folle allure. Ces convois de touristes sexuels en rut, guidés généralement par des agences de tours-opérateurs allemands ou espagnols peu scrupuleux, sont particulièrement légion durant la haute saison.

Blotti entre une petite pharmacie douteuse et un salon de massage thaïlandais, un bar à filles comme il y en a des milliers ici se distingue à peine du reste; en tout et pour tout, le Soho Bar ne paie franchement pas de mine. Il est encore tôt, mais on peut déjà observer quelques filles assises au-dehors sur des chaises en plastique, l'air de profondément moisir d'ennui. Elles ne sont plus vraiment dans la fleur de l'âge, certaines ayant la trentaine bien entamée et les signes évidents de plusieurs grossesses consécutives. L'œil expert saura repérer ces détails que les donzelles s'efforcent pourtant de dissimuler avec un mal de chien. De toute évidence, il s'agit cependant d'un endroit qui cible une clientèle particulière, plutôt âgée et qui préfère les femmes avec un soupçon de maturité. Lorsqu'un client potentiel s'approche, leurs visages s'illuminent d'une banane joviale qui semble réellement sincère - pour certaines, elles le sont, mais un farang ne saurait faire la différence. Bienvenue en Thailande, ou le Royaume des Sourires. Contrairement à ce qu'un occidental lambda pourrait penser, un sourire n'est pas ici forcément un indicateur de cordialité, ou un synonyme de gaieté. Un esquissement des lèvres peut exprimer bien des choses sur le visage du peuple thaïlandais, aussi bien la gêne que la peur, le désarroi. On sourit aussi pour ne pas afficher ses réelles émotions. Pour ne pas perdre la face - un concept très répandu en Asie. Dans le langage thaï, on parle de gruung jai, ou sauver la face, et ce coûte que coûte.
C'est ainsi qu'elles sourient; femmes de joie, sœurs de miséricorde, dames du réconfort. Elles sourient vraiment, cela ne fait aucun doute, et certainement plus que nécessaire. Mais ne dit-on pas que plus c'est gros, plus ça passe? C'est encore pire lorsqu'un client décide de franchir le rideau rouge de l'entrée. L'intérieur du bar est très étroit, à tel point qu'il n’est pas évident, en heure de pointe, de se faufiler dans l'espace entre le comptoir et le mur opposé lorsque clients éméchés et entraineuses bouchent la voie.
En revanche, on respire déjà mieux au fond du bar, dans une piécette au plafond en alcôve avec un billard et quelques tables dispersées. C'est généralement là qu'on retrouve les vieux habitués, souvent des expatriés à la retraite, ceux qui ont la présence d'esprit de rester un peu à l'écart du brouhaha général, sans pour autant en perdre une miette ou convoquer une fille pour leur tenir compagnie. Pendant ce temps-là, les touristes surexcités se font taxer naïvement tout un tas de lady drinks aux prix exorbitants par une cohorte de filles qui ont des billets plein les mirettes. Il est à peine seize heures et une scène de ce type se produit déjà.

Tapi dans l'ombre d'une alcôve, Frank Ruggiero observe un groupe d’hôtesses déployer tout l’arsenal de leur séduction, encerclant un touriste allemand fin bourré et aux anges, comme des vautours autour d’une carcasse en devenir. Au fond du bar, le vieil homme sourit, de ce sourire las et usé, empreint d’un cynisme mordant, qui plisse jusqu’à ses yeux éteints et courbe les ridules de sa peau parcheminée. Intérieurement, il applaudit la manœuvre. Ces filles sont loin d’être les pauvres victimes vulnérables qu’on pourrait suspecter. En bon prédateur, il sait reconnaître ses pairs.
Une chose est certaine, ces filles ne sont pas les proies. Bien au contraire. Ce sont elles, les vraies chasseresses.

Cette scénette somme toute ordinaire, il n'y prête qu'une attention détachée. Pendant qu'il sirote sa bière Singha, Pond lui fait la conversation, comme de coutume. Pond Chaisirospoon, c'est une belle brune plantureuse à la peau cuivrée, franchement bien conservée pour son âge, dans la quarantaine. Elle affiche une beauté particulière, cependant, qui moque et déjoue les formats conventionnels. Son visage possède une géométrie mystérieuse, proche du triangle isocèle inversé, tandis que ses yeux en amande d'un noir profond sont étirés à l’extrême. Sous bien des égards, elle possède des airs de Pocahontas.
Mais ce qui la distingue réellement du reste de la troupe, c'est son excellent niveau d'anglais. A tel point qu'entendre un si bon accent dans sa bouche relevait du miracle inattendu, quelque chose de proprement incroyable lorsqu'on connaissait le niveau linguistique remarquablement pauvre de ses consœurs. Et puis, pour couronner le tout, cette aisance dans la langue de Shakespeare ne faisait que révéler un esprit drôlement affuté, presque intelligent si l’on considérait son métier. C'était globalement pour cette raison-la que Frank acceptait de lui faire la conversation. Et qu'il appréciait souvent sa compagnie, comme un divertissement rare dans l'existence morne qu'il menait depuis des années.

En ce moment, Pond évoque ce client qu’elle aimait bien, qui l’avait lâché après trois jours de romance tarifée, le goujat.


« Il existe une règle bien connue dans le milieu du sexe tarifé, ma belle, qui devrait soulager ton incompréhension.
- Laquelle, dis-moi ? »


Le minois délicieusement froncé, elle semblait à la fois perplexe et curieuse.

« La règle des trois jours. Un consommateur de chair fraîche avisé et expérimenté connait parfaitement cette devise.
- Oh, j'ai hâte d'entendre la suite... Tu peux dérouler cette formidable théorie, Frank?
- C'est très simple, en réalité. Passer trois jours avec la même putain, c’est comme signer pour des complications garanties.
- Tu n’es pas obligé d’utiliser ce mot. »

La bouille intriguée s’était rapidement muée en grimace boudeuse. Mais Frank n’est pas dupe, il sait que Pond n’est pas si vexée qu’elle en a l’air. Feignant l'incompréhension, le vieil homme fronce ses sourcils broussailleux. En face, son interlocutrice roule des yeux avant de reprendre sur un ton sec, presque cassant.

« ‘Putain’.
- Il va falloir que tu me pardonnes. J’ai toujours eu tendance à appeler un chat, un chat.
- Même… C’est parfois blessant, tu sais ? J’ai une dignité, mine de rien. Et on n’est pas toutes des salopes avides de fric, certaines font leur métier correctement, sans saigner le client à blanc. D'autres recherchent même l'amour ici, aussi stupide que ça puisse paraitre.
- Après le trèfle à quatre feuilles, la prostituée au grand cœur ! C'est vraiment beau, j'en serais presque ému.
- Je vois que tu as décidé de jouer les gros ronchons aigris, ce soir. Tant pis. Je te préfère avec un coup dans le nez, tu es diablement plus aimable…»

Avec un sourire mutin, redoutablement sensuel, elle tourne les talons et s’éloigne d’un pas à la fois tonique et gracieux, à l’image de son inimitable postérieur. Frank passe la langue sur ses lèvres rêches en la regardant disparaitre.  Cette petite entrevue a titillé sa libido, étrangement. Mais par fierté, il ne compte pas laisser libre court à son appétit ici. Il décide de terminer sa Singha et interpelle une serveuse.

« Keptang khap » fait-il dans un thaïlandais approximatif pour demander l’addition.
Comme de coutume, il agrémente la note d’un léger pourboire avant de quitter l’établissement.

Pattaya a beau être la destination du fantasme et de l’irréel, elle n’échappe pas aux lois de la nature. C’est ainsi que la journée avance, inéluctablement, pour que l’après-midi laisse place à la soirée. Bientôt, une nuit sans étoiles écrase la ville. A mesure que la pénombre gagne avenues et ruelles, les néons s’allument, rayonnent et clignotent comme une invitation à la crise d’épilepsie.

Frank marche d’un pas décidé mais sans empressement. Après avoir quitté la soi 6, il s’est arrangé un détour par la fameuse Walking Street, longue avenue épicentre du sexe, réputée dans le monde entier pour ses innombrables gogo bars et autres soapy massage. Mois de novembre et haute saison oblige, la chaussée est complètement bondée, envahie par les touristes désireux d’épancher leur soif de sexe. Les putes qui racolent devant leur établissement respectif n’hésitent pas à saisir tous ces distributeurs à billets sur pattes, souvent à bras le corps, pour les faire entrer dans leur antre de corruption.  Aucune n’a cependant l’audace de s’attaquer au vieil homme qui évolue au milieu de cette jungle avec une indifférence qui force le respect. En vérité, il abhorre cet endroit, déteste cette faune de touristes idiots. Que ce soit les groupes d’indiens dégueulasses qui, fidèles à leur nature avare, essayent de négocier des tarifs de groupe pour le prix d’un avec les filles, les benêts australiens ou néo-zélandais bardés de tatouages tribaux stupides ou encore les hordes de chinois dépourvus du moindre sens de la courtoisie. On peut citer les russes également, toujours très alcoolisés et prompts à la violence. Au-delà des considérations ethniques, la population des visiteurs est parfaitement hétéroclite. On trouve de tous les âges, des hommes pour la plupart, venus de tout horizon. Certains sont des pères de famille en apparence sans reproche, qui ont passé la journée à la plage avec leur famille ou au centre commercial climatisé, avant de se faire sucer après le diner par une pute de 17 ans toute fière de montrer ses faux papiers, le tout pour moins de 20 dollars. Et puis, il est possible de croiser aussi tout un tas de loustics moins fréquentables, des bikers américains aux junkies en manque de fix, en passant par la petite délinquance magrébine de l’Hexagone, toute jouasse de trouver enfin de la femelle consentante pour copuler. Frank, lui, ne fait pas la moindre discrimination - tous, autant qu’ils sont, lui filent la nausée. Repasser volontairement par cette rue, alors qu’il aurait pu tout aussi bien emprunter un autre chemin, relève davantage de la piqûre de rappel que du masochisme. Du carburant pour son increvable misanthropie.

Au terme d’une traversée harassante, il finit par quitter la voie principale pour emprunter des artères adjacentes, plus calmes. Il ressent encore dans son bas-ventre la pulsion insidieuse instillée par Pond. Et il a bien l’intention de profiter de cette aubaine, car à son âge, le désir fonctionne plus capricieusement que dans sa jeunesse. Avec un peu de chance, il arrivera peut-être même à bander sans pilule magique. Pourtant, ce n’est pas ce type de médication qui manque, en Thaïlande. Dans les zones touristiques, on trouve des paquets de Kamagra et de Cialis à tous les coins de rue chez les marchands ambulants, alors même que la loi interdit la vente de ces médicaments sans prescription.

Apres quelques détours, Frank arrive enfin sur Soi Buakhao, l’une des rues les plus débauchées de la station balnéaire. Il s’enfonce ensuite dans une ruelle plus étroite, Soi Chaloem Phrakiat, qui regorge de salons de massages aux noms tous plus suggestifs les uns que les autres. Dans ces endroits, le happy ending est évidemment garanti. On obtient même bien plus pour quelques menus pourboires. Mais ce ne sont pas exactement ces établissements qui intéressent le vieil homme, aujourd’hui. Non, il se dirige plutôt vers le bar à la devanture rouge pétante qui se trouve cinquante mètres plus loin. En lettres majuscules d'imprimerie, couleur blanc immaculé, on peut lire l'inscription LOLITAS PATTAYA.
Sous le petit porche, environ cinq jeunes filles en tenue d’écolière papotent gaiement avec leur accent chantant. Certaines sont même en train de casser la croute, et dégustent de la streetfood achetée pour des clopinettes à l'un des nombreux étals ambulants de Soi Buakhao. Plusieurs filles reconnaissent Frank lorsqu’il approche, les mains fourrées au fond des poches de son bermuda kaki. Elles l’accueillent comme il se doit en poussant des exclamations jouasses mais Frank tempère leur ardeur d’un geste apaisé de la main. Ce qu’il souhaite, c’est prendre tranquillement un verre au comptoir avant de procéder lui-même à la sélection. Garder le contrôle, toujours. Ne pas tomber naïvement dans les griffes de ces petites démones espiègles.

L’intèrieur du Lolitas est plongé dans une forme de pénombre, ce qui permet aux clients les plus exhibitionnistes de s’adonner à de vilaines pratiques avec les employées dans des recoins à peine dissimulés de la salle principale. Très peu pour Frank, d’un naturel pudique. Apres avoir terminé son Diet Coke, il fait signe à une jouvencelle non loin qui le fixait sans rien dire depuis un bout de temps. Elle avait l’air jeune, tout juste la majorité. Mais c’était surtout son apparence innocente, presque ingénue, qui faisait son charme. Lorsqu’elle se sait choisie, un sourire enfantin illumine son visage aux joues proéminentes, un peu comme un hamster mal dégrossi. Sur un ton délicieusement angélique, elle demande :

« Sucky sucky, mister ? »

Frank se contente d’un hochement de tête, avant de designer la rangée d’escaliers tortueux qui mène a l’étage. La petite élargit son sourire et prend le vieil homme par la main, entrelaçant ses doigts minces et fragiles contre ceux plus rugueux de son nouveau client. Ensemble, ils gravissent les marches et atteignent une rangée de petites chambres improvisées, séparées entre elles par des pans de murs en placo et ouvertes par de simples rideaux. Dans cette pièce, le seul véritable mobilier consiste en un sofa en cuir rouge et un tabouret dans un coin. Au fond, on trouve également une sorte de bidet, étrangement bas. Une petite lucarne qui donne sur l’extérieur laisse filtrer la lueur fumeuse des néons du dehors.
La fille tire le rideau derrière Frank une fois rentré. Ce dernier n’attend pas très longtemps avant de défaire sa ceinture et retirer son bermuda. Il connait la rengaine et n’a pas besoin qu’on lui explique le déroulement des prochaines minutes. Dans l’ombre, son accompagnatrice semble esquisser un sourire indéchiffrable ; lubrique ou moqueuse ? Elle ne lui laisse pas le temps de trancher et l’attire jusqu’au bidet. Le vieil homme est au fait du rituel et se laisse faire pendant qu’elle procède à lui nettoyer les couilles avec du produit désinfectant. Une fois cela fait, elle le pousse gentiment jusqu’au canapé, dans lequel il s’affale volontiers. Frank ne la quitte pas des yeux alors qu’elle s’avance et déploie une serviette de bain sur le sol, à ses pieds, qui lui servira à ménager ses rotules lorsqu’elle accomplira sa besogne à genoux. Même avec son expérience de la chose, Frank ne sait pas exactement à quoi s’attendre de la jeunette. Va-t-elle le sucer comme une vraie pétasse ou aura-t-il droit à la prestation plus réservée d’une débutante craintive ?
La réponse à cette question, lui seul la détient.

Dernière modification par Ruggiero (10/11/2018 10:27)

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#2

09/11/2018 09:06
Ruggiero
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Re : Antebellum

Réservé.

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#3

09/11/2018 09:06
Ruggiero
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Re : Antebellum

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#4

09/11/2018 09:06
Ruggiero
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Re : Antebellum

Réservé.

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#5

09/11/2018 10:04
Malibu
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Re : Antebellum

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Looney low key, O.G., been banging from the jump
Dressed in all black, ready to jack, and he still don't give a fuck
A friend of mine, he used to be, before I got caught up
He used to roll with me, way back in '93, when I was broke as fuck

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#6

09/11/2018 12:27
Andy
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Re : Antebellum

Rien que ça.

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#7

09/11/2018 16:24
Onizuka
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Re : Antebellum

Profond. La suite avec plaisir !

Dernière modification par Onizuka (09/11/2018 16:24)

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#8

10/11/2018 20:31
BooNewl
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Re : Antebellum

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#9

Hier 07:29
MIDNIGHT
Roi des merveilles            BLACKDOG
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Re : Antebellum

Tandis que d'autres se considèrent comme des """écrivains""" sans avoir montré une quelconque œuvre potable nous avons encore une fois ici un énième chapitre de Ruggiero parfaitement rédigé, sans que le rythme saccadé  devienne lassant.


J'adore aussi ce passage:

Contrairement à ce qu'un Occidental lambda pourrait penser, un sourire n'est pas ici forcément un indicateur de cordialité, ou un synonyme de gaieté. Un esquissement des lèvres peut exprimer bien des choses sur le visage du peuple thaïlandais, aussi bien la gêne que la peur, le désarroi. On sourit aussi pour ne pas afficher ses réelles émotions. Pour ne pas perdre la face - un concept très répandu en Asie. Dans le langage thaï, on parle de gruung jai, ou sauver la face, et ce coûte que coûte.

J'aime particulièrement le détail apporté par ce récit, on y voit une recherche sur le peuple asiatique (ou y avoir été directement hihi) et les éléments qui semblent anodins aident tellement à mieux s'imaginer ces lieux.


BG. Sortez couvert.

Dernière modification par MIDNIGHT (Hier 07:30)


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        « Appel moi le roi des merveilles, j'ai déjà cramé deux-trois ailes.»
                                                                            Teeg, S.A REYMARA MC

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#10

Hier 09:21
Ruggiero
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Messages : 9

Re : Antebellum

Merci pour ton commentaire, Blackdog.
Effectivement ça fait plusieurs mois que je suis en Asie, actuellement au Vietnam (Saigon) jusqu'à avril, auparavant en Chine puis quelques semaines en Thaïlande. J'ai pas encore été à Pattaya cela dit, mais le fait d'être en Asie aide clairement pour l'inspiration et pour le genre de détail culturel que tu évoques.

Content que ça t'ait plu en tout cas. Je compte écrire la suite dès que j'ai du temps libre, mais Saigon ne me laisse que peu de répit !

PS: Et oui, sortez couverts, surtout si vous allez dans ce coin là mdr

Dernière modification par Ruggiero (Hier 09:23)

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#11

Hier 10:44
Menime
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Re : Antebellum

Superbe, un régal!

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